Guggul : Bienfaits, Danger, Posologie, Contre-indications

guggul

Le guggul est une sorte de bdellium. Un genre de résine tirée d’un arbre scientifiquement connu sous le nom de Commiphora Wightii et qui est proche du baumier. Originaire de l’Inde, il s’utilise pour des fins thérapeutiques. En effet, il s’est montré efficace dans le traitement de certains maux à l’instar des douleurs causées par le rhumatisme ainsi que la diminution de l’excès de triglycérides et de cholestérols dans le sang. Pour cela, l’on estime qu’il peut servir pour venir à bout de l’arthrose due au taux élevé de cholestérol sanguin. Découvrez toutes les informations à propos de ce produit.

De façon générale que peut-on dire du Guggul ?

Les capacités médicinales de cette résine sont reconnues en Inde il y a de cela plus de 3 000 ans. Elle participe à l’élaboration de bon nombres de remède traditionnel contre les pathologies cutanées, la névralgie, l’arthrite, la prise de poids, problèmes de digestion, les infections de la bouche, les irrégularités menstruelles, etc.

Pour l’histoire, il paraît qu’il existe un ancien écrit sur le guggul en ayurvédique qui le prescrit contre une pathologie. La prescription stipule que la maladie est une résultante d’une alimentation qui n’est pas saine et d’un mode de vie sédentaire, qui a pour manifestation l’accumulation de graisses à l’intérieur des parois sanguines. Une description qui ressemble point pour point à l’artériosclérose, à ses causes et effets.

C’est ainsi que depuis des ères avant la nôtre, la population indienne d’Asie utilisait le guggul sous un aspect séché et cru. Elle s’inspirait également de techniques ancestrales pour le consommer. Ce ne sera qu’en 1966 suite à des recherches faites sur ses capacités pharmacologiques et thérapeutiques par des professionnels du centre universitaire Banaras Hindi en Inde que l’on trouvera d’autres formes de consommation.

C’est ainsi que ces études ont permis l’élaboration d’un substrat de guggul du nom de Gugulipid. Cette substance avec un taux normal de guggulstérone a reçu en 1986 l’approbation officielle des autorités médicales de l’Inde afin qu’il serve pour traiter l’hyperlipidémie. Il s’en est suivi l’implication des chercheurs occidentaux en 1990 des suites de son apparition dans les boutiques de remèdes naturels.

Quelles sont les recherches réalisées à son propos ?

Certaines analyses réalisées en Inde avant les années 2003, ont prouvé que la prise de substrats de guggul peut contribuer à la réduction du taux de cholestérol dans le sang à hauteur de 10 % voire 27 %. Mais selon les auteurs de procédés de contrôle, les méthodologies utilisées lors de ces vérifications manquent de rigueur.

C’est ainsi qu’en 2003 des tests en double-aveugle ont été menés au pays de l’oncle Sam avec Placebo sur des volontaires atteint d’excès bénin de cholestérol dans le sang. Les résultats n’ont pas été concluants, car au lieu d’observer des améliorations, l’on assiste plutôt à une élévation du cholestérol LDL de 4 % à 5 %.

La différence entre ces deux recherches sur le guggul peut s’expliquer par les nuances existantes entre l’environnement et l’alimentation du peuple indien et américain. Ceci parce que suite à une autre publication récente d’un chercheur, il revient qu’en Inde, l’essai du produit sur 100 % de personnes a donné 70 % voire 80 % de satisfaction. Tandis qu’aux USA, il n’y avait que 18 % de résultats positifs.

À quelles fins traditionnelles peut servir le guggul ?

Il ressort de certains essais ayurvédique menés sur des cobayes (animaux) en 1970 que le produit possède des actifs anti-inflammatoires. Cela implique son usage contre l’arthrose et ses douleurs de façon traditionnelle en Inde. Il en est de même pour l’arthrite causée par le rhume. Aussi, sa capacité anti-inflammatoire s’avère utile contre les pathologies cutanées comme l’acné. Même si cela se résume à la diminution des lésions.

Au-delà des affirmations positives recueillies sur le net prouvant que le guggul serait efficace pour venir à bout des surplus de kilos, il n’existe pas de confirmation médicale à ce propos. D’ailleurs, toutes les approches cliniques ont eu des résultats négatifs. Mais l’on s’intéresse à approfondir les recherches sur son soit disant aptitude à lutter contre le cancer.

Quelle est la posologie à suivre ?

Il faut rappeler que la prise de substrat normalisé de guggul contre l’hyperlipidémie n’a fait ses preuves qu’en Inde. La quantité prescrite au quotidien et de façon traditionnelle est de 25 mg 3 fois dans la journée à raison d’une dose le matin, une autre à midi et une dernière le soir. U

Cette quantité en substrat normalisé de guggulstérone à teneur de 5 % revient à 500 mg de produit au quotidien en 3 prises. Si cette consistance est plutôt de 2,5 % alors l’on doit prendre journalièrement 1 000 mg.

Quelles sont les précautions et les contre-indications du guggul ?

Parce qu’il n’existe pas de résultats toxicologiques approfondis à son sujet et en plus du fait qu’il soit utilisé traditionnellement pour la régulation des menstrues, il est préférable que les nourrices et les femmes enceintes n’en consomme point. Aussi, il ressort que les substrats du produit que l’on retrouve sur le marché occidental ont moins d’effets secondaires. Il s’agit des afflictions gastro-intestinales bénignes et passagers. Néanmoins, sa consommation brute peut causer de la diarrhée et des éruptions sur la peau.

Le guggul peut interagir positivement avec les plantes et/ou les compléments alimentaires pour optimiser les effets anticoagulants ou antiplaquettaires. Mais avec certains médicaments, il ressort que la plante à la capacité d’empêcher leurs effets.

Quant aux médicaments qui traitent de l’hypothyroïdie ou de l’hyperthyroïdie, il ressort des essais sur des cobayes que le guggul pourrait avoir des effets stimulants sur la thyroïde. Ce qui veut dire que cette résine peut interagir avec ces pilules pour la régularisation des fonctions thyroïdiennes.

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